Toussaint NTAMBWE• 21 janvier 2026• Homme et péchéPrécédemment, nous avions vu que chaque génération, tout en bénéficiant de l’héritage spirituel de la précédente, devait s’appliquer à revenir à la source et acquérir une conviction personnelle sur Jésus. Dans cette dernière partie nous allons considérer deux exemples dans les Écritures des personnes qui ne se sont pas arrêtés à ce qui était dit sur Jésus ou autre homme de Dieu mais qui sont elles-mêmes parties à la rencontre pour une expérience personnelle. Une telle attitude reste le seul moyen qui puisse nous épargner des conséquences qu’a connu le roi Joas, c’est l’issue de secours qui permet à ce que la connaissance de Jésus soit une véritable réalité dans le cœur.
Ces versets nous placent devant l’attitude édifiante de la reine de Sheba face à la renommée de la sagesse du roi Salomon. Elle ne s’est pas arrêtée à ce qui se racontait au sujet du roi Salomon, mais elle vint des bouts de la terre pour entendre la sagesse de Salomon (Mt. 12.42). C’est ça qui la distingue des autres. Elle veut se faire elle-même une opinion de la personne de Salomon. Cet intérêt particulier d’expérimenter sans intermédiaire la sagesse du roi lui fit vaincre l’énorme distance qui séparait son pays de Jérusalem ainsi que tous les obstacles pouvant caractériser un pareil voyage. Elle a payé le prix pour entendre de ses propres oreilles la sagesse de Salomon. N’est-ce pas là un enseignement pour nous ? Tout comme pour le cas de Salomon, la connaissance de Christ, lui qui est plus grand que Salomon, nous coûtera. C’est le premier point important. Pour cette reine, il s’agissait de la distance. C’était le prix à payer. Il n’en est pas le cas pour nous puisque Le Seigneur n’est pas physiquement localisé à un endroit donné comme ce fut le cas pour Salomon. Il n’en demeure pas moins que connaître Christ nous coûtera. Dans un monde avec plusieurs propositions de distraction et de nombreux moyens de divertissement de plus en plus sophistiqués, il est très souvent difficile de disposer un moment pour suffisamment communier avec Le Seigneur. Et pourtant, de tels moments sont d’une importance capitale pour toute âme se disant appartenir au Seigneur. Je me permets de répéter ce que j’ai dit précédemment : L’âme qui ne se fera pas sa propre opinion du Seigneur par une communion directe avec lui ne pourra pas résister à toutes les sollicitations du monde. Ne devrions-nous pas implorer la grâce de Dieu pour une discipline dans notre vie ? En parlant de l’attitude de cette reine dans les Évangiles, Christ dit :« La reine du Midi se lèvera, au jour du jugement, avec les hommes de cette génération et les condamnera, parce qu'elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon; et voici, il y a ici plus que Salomon » (Lu 11.31). Ce qui donnerait le droit à cette reine de condamner cette génération dont Jésus parle, c’est le fait qu’elle «vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon… », ce qui contraste fortement avec les hommes de la génération de Jésus. En effet, ils ne démontraient aucun intérêt profond à l’égard de Christ, alors qu’ils avaient au milieu d’eux celui qui était plus grand que Salomon. Ne nous sentons-nous pas repris par cet exemple ? La reine ne condamnerait-elle pas de la même manière notre génération ? Si la reine a payé le prix pour entendre une sagesse passagère, à combien plus forte raison devrions-nous le faire pour connaître celui qui vit à jamais et dont la sagesse est plus profonde que celle de Salomon!
Une fois devant le roi Salomon, la reine « lui dit tout ce qu'elle avait dans le cœur » (v.3) et le roi Salomon « répondit à toutes ses questions, et il n'y eut rien que le roi ne sût lui expliquer » (v.4). De cette communion, la reine va rendre un témoignage édifiant que je souhaite qu’on regarde de près puisqu’il constitue, à mon sens, le point central de cet exemple. Nous lisons dans les versets 6 et 7 : « Hors d'elle même, elle dit au roi: C'était donc vrai ce que j'ai appris dans mon pays au sujet de ta position et de ta sagesse! Je ne le croyais pas, avant d'être venue et d'avoir vu de mes yeux. Et voici, on ne m'en a pas dit la moitié. Tu as plus de sagesse et de prospérité que la renommée ne me l'a fait connaître ». Quel beau témoignage ! Ce que la reine vécut de ses propres yeux et oreilles dépassait ce que la renommée lui avait rapporté. La connaissance qu’elle avait désormais de Salomon n’était plus fondée sur une quelconque histoire racontée par une tierce personne mais sur une expérience personnelle avec la personne même de Salomon. N’est-ce pas ce qu’il nous faut ? Ce que l’on raconte sur Jésus est plus faible que ce que l’on expérimenterait si l’on se tient personnellement devant lui. Connaissez-vous vraiment la paix de Christ ? ou le repos qui vient de lui ? Les avez-vous déjà expérimentés ou ce sont des choses que la renommée de Christ vous a simplement rapporté ? N’en restons pas à ce que la renommée de Christ rapporte, expérimentons véritablement qui est Le Seigneur Jésus et nous réaliserons que les hommes ne racontent que faiblement ce qu’est véritablement la personne de Jésus et ce qu’il peut offrir à un cœur !
Ces textes viennent juste après la conversation entre Jésus et la femme samaritaine au cours de laquelle Jésus va se révéler à cette femme. Ce qui va le plus marquer cette femme, c’est le fait que Christ lui dise des choses concernant sa vie. Elle va de ce fait laisser sa cruche et s’en aller dans la ville pour rapporter ce que Christ lui aurait dit. Au verset 29 nous lisons « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait; ne serait-ce point le Christ? » Ce témoignage va attirer les gens de la ville vers Jésus. Il est même précisé que cette déclaration formelle de la femme a amené plusieurs samaritains à croire en Jésus (Jn 4.39). Toutefois, bien qu’ayant entendu et cru le témoignage de la femme, ces samaritains, lorsqu’ils vinrent trouver Jésus, le prièrent de rester avec eux (Jn 4.40). Ils en voulaient un peu plus que le témoignage de cette femme. Le Seigneur resta deux jours avec eux. Il n’est pas précisé dans les écritures ce qui s’était passé durant ces deux jours. Nous ignorons le sujet qu’ils ont abordé ensemble ou le discours que Christ a eu à faire. Cependant, le témoignage des samaritains eux-mêmes après ces deux jours aux versets 41 et 42 laisse entendre qu’ils ont eu des instants particuliers de communion. La demande de ces samaritains était donc fondée sur le désir d'en savoir un peu plus sur cette personne qui pouvait dire aux gens les choses secrètes de leurs vies. En effet, une nouvelle vague de la foi en Jésus s’était produite au milieu des samaritains avec un nombre plus élevé que la précédente vague déclenchée par le témoignage de la femme. C’est le témoignage des samaritains au verset 42 qui m’intéresse ici. Nous lisons : « et ils disaient à la femme: Ce n'est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde ». La foi de ces hommes n’a plus pour fondement le témoignage de la femme. Ils ont eux-mêmes entendu Le Seigneur, ils ont passé du temps avec lui, ils l’ont entendu de leurs propres oreilles sans intermédiaire. Désormais, ils ont une opinion personnelle sur Jésus. Non, ils ne croient plus simplement parce qu’on leur avait rapporté quelque chose (quoique vraie), mais parce qu’ils ont à leur tour communié avec Jésus. Ils ont acquis par la communion avec Jésus, une conviction personnelle, ô combien salutaire ! Ils sont conscients, par la lumière du Saint-Esprit, que Jésus est vraiment le Sauveur du monde. Quel beau témoignage ! Même s’il arrivait que la femme samaritaine revienne sur son témoignage, la foi de ces samaritains ne faiblirait pas puisqu’elle ne se repose plus sur un témoignage rapporté mais sur une connaissance personnelle de Christ. C’est exactement ce qu’il nous faut !
Chers bien aimés, nous avançons de plus en plus vers des temps difficiles et nous savons, par les prophéties, que la foi n’ira pas en augmentant. La parole de Dieu est de plus en plus diluée, l’Evangile est de plus en plus orienté vers l’acquisition des richesses matérielles, le standard de ce que devrait être un chrétien est de plus en plus bas et la mission du croyant sur cette terre est de plus en plus floue. Dans ce contexte, ne pas avoir une communion personnelle avec Christ nous expose à bien des dérives. Puissions-nous disposer des instants de cœur à cœur avec Lui pour Le connaître davantage. Que la paix du Seigneur vous soit multipliée !