Asinyo Joseph• 14 novembre 2025• Homme et péchéDe quoi l’homme doit-il réellement être sauvé ? Quand quelqu’un déclare : « Je suis sauvé », il est essentiel qu’il puisse répondre à la question : « De quoi es-tu sauvé ? »
Beaucoup pensent au malheur, aux difficultés de la vie ou au diable. Mais selon la Bible, le plus grand danger qui menace chaque être humain est Dieu lui-même : tomber entre les mains du Dieu vivant lorsque sa colère se manifeste. Et cette colère atteint son expression la plus complète en enfer.
L’enfer n’est pas une simple image ni une exagération destinée à nous effrayer pour vivre moralement correctement, comme certains le croient. Il est la juste expression de la sainteté de Dieu face au péché. Parce que nous avons péché contre un Dieu infiniment grand et saint, sa justice exige que nous soyons punis. Il ne peut ni ignorer le mal ni le laisser impuni. De l’Ancien au Nouveau Testament, les Écritures annoncent clairement que le jour de sa colère approche — le jour où il jugera les pécheurs en enfer.
Les prophètes ont averti Israël — et à travers lui toute l’humanité — que Dieu interviendrait pour juger le mal.
Ézéchiel déclare :
« Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Un malheur, un malheur unique ! Voici, il vient ! » (Éz 7.5)
Dieu annonce qu’un jour particulier de jugement viendra, un jour sans équivalent, où sa justice éclatera. Il précise encore :
« Maintenant je vais bientôt répandre ma fureur sur toi, assouvir sur toi ma colère; Je te jugerai selon tes voies, Je te chargerai de toutes tes abominations. » (Éz 7.8-9)
Le Seigneur rendra à chacun selon ses œuvres, sans faiblesse ni indulgence injuste.
Le prophète Nahum insiste :
« L’Éternel est un Dieu jaloux, il se venge ; l’Éternel se venge, il est plein de fureur. (…) L'Eternel est lent à la colère, il est grand par sa force; Il ne laisse pas impuni. (…) Qui résistera devant sa fureur? Qui tiendra contre son ardente colère? Sa fureur se répand comme le feu, et les rochers se brisent devant lui. » (Na 1.2-3,6)
Dieu est patient et miséricordieux, mais sa justice exige que le péché soit puni. Le jour de sa colère viendra inévitablement.
Le psalmiste décrit cette colère comme un feu dévorant :
« Ta main trouvera tous tes ennemis, Ta droite trouvera ceux qui te haïssent. Tu les rendras tels qu'une fournaise ardente, Le jour où tu te montreras; L'Eternel les anéantira dans sa colère, Et le feu les dévorera. » (Ps 21.8-9)
Cette image souligne la puissance totale et irréversible du jugement divin. Personne ne pourra y résister.
Ésaïe compare le jugement à un feu qui consume :
« Voici, ils sont comme de la paille, le feu les consume, Ils ne sauveront pas leur vie des flammes: Ce ne sera pas du charbon dont on se chauffe, ni un feu auprès duquel on s'assied. » (És 47.14)
Et plus loin :
« Voici, le nom de l'Eternel vient de loin; sa colère est ardente, c'est un violent incendie; Ses lèvres sont pleines de fureur, Et sa langue est comme un feu dévorant. (...) Et l'Eternel fera retentir sa voix majestueuse, Il montrera son bras prêt à frapper, Dans l'ardeur de sa colère, Au milieu de la flamme d'un feu dévorant, De l'inondation, de la tempête et des pierres de grêle. » (És 30.27,30)
Ainsi, dès l’Ancien Testament, Dieu avertit que son jugement approche, qu’il sera terrible et qu’aucun péché ne restera impuni.
Ces avertissements se poursuivent dans le Nouveau Testament. Jésus et les apôtres rappellent que la colère de Dieu demeure sur l’homme pécheur.
Jean 3:36 affirme :
« Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »
Sans la foi en Jésus, l’homme reste sous la condamnation divine.
Paul écrit encore :
« La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive. » (Ro 1.18)
Notre corruption morale et spirituelle est déjà une preuve que Dieu juge le péché.
Dans Éphésiens 2:3, Paul rappelle notre condition avant Christ :
« Nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres. »
Ce n’est pas seulement nos actes qui nous condamnent, mais notre nature même, profondément marquée par le péché.
L’auteur de l’épître aux Hébreux met en garde :
« C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant. » (Hé 10.31)
Le plus grand danger pour l’homme n’est donc pas terrestre, mais spirituel : se retrouver face à Dieu, sans refuge, le jour de son jugement.
L’Apocalypse qui révèle les événements futurs confirme cette réalité :
« Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l'étang de feu. » (Ap 20.15)
De l’Ancien au Nouveau Testament, le message est clair : Dieu est saint, juste, et sa colère contre le péché est inévitable. Le salaire du pécheur, c’est la mort éternelle — l’enfer. Ce jugement sera sans appel, et nul ne peut y échapper par ses propres moyens.
Mais reconnaître cette sombre réalité est le premier pas vers la bonne nouvelle : Dieu, dans son amour, a prévu un moyen d’échapper à l’enfer. Par Jésus-Christ, il a ouvert le chemin du salut par la foi. Ce sera le sujet du prochain article de cette série.