Edouard Agbogla• 7 novembre 2025• Dieu« Je t'invoque, car tu m'exauces, ô Dieu ! » Ps. 17.6
Dans le tumulte de la vie, confronté parfois aux vagues d’épreuves très pénibles qui nous ballottent ça et là, et face aux attentes qui durent parfois longtemps ; vous-est-il peut-être déjà arrivé de vous demander ou d’entendre quelqu’un autour de vous se demander « Dieu m’écoute-t-il vraiment ? », « Dieu exauce-t-il encore aujourd’hui ? », « Dieu se complaît-il à ma situation ? », etc.
Ces questions rhétoriques bien souvent sincères et douloureuses que nous voyons d’ailleurs aussi souvent dans les Écritures (Ps.13.2, 22.2-3) révèlent une tension entre la foi et l’expérience ; la brutale confrontation entre espoirs et réalité.
À une ère où tout est quasi-instantané, grande est souvent la tentation de penser que le silence de Dieu, ou sa ‘lenteur’ apparente à répondre équivaut à un refus systématique de sa part de défendre notre cause. Cependant, dans la portion de texte qui occupe notre attention, tirée d’une prière du psalmiste David, ce dernier nous révèle la raison pour laquelle il invoque et prie Dieu. S’il crie à Dieu, c’est parce que Dieu entend (Ps. 4.4) ; mieux, il exauce !
En effet, notre besoin ne s’est pas encore fait sentir qu’il le connaît - Il sait précisément de quoi nous avons besoin, et quand nous en avons réellement besoin (Mt 6.8). Notre demande n’est pas encore sur notre langue qu’il en connaît entièrement la substance.
Non seulement il anticipe l’objet de nos supplications, mais il veut et peut nous venir en aide.
Il veut nous venir en aide
Dans la parabole du juge inique (Lu 16.1-8), quoique le juge ne voulait pas rendre justice à la veuve dont le droit était lésé, il y a été contraint en vertu de l’insistance de cette dernière. À plus forte raison, Dieu n’interviendrait-il pas en faveur de ses élus, ceux qu’il a voulus, et choisis pour lui appartenir en Christ avant la fondation du monde ? S’il lui a plu de nous donner le Fils de son amour, voudrait-il moins nous donner des choses moins importantes ? Assurément, il veut nous secourir!
Il peut nous venir en aide
Une chose est de vouloir ; il en est une autre de pouvoir. La volonté n’implique pas toujours la capacité, et les preuves sont pléthore et palpables. Nous pouvons désirer beaucoup de choses, bonnes en soi souvent, mais ne pas être en mesure de toutes les réaliser parce que nous sommes des créatures aux capacités limitées. Dieu quant à lui est Tout Puissant. « Tous les habitants de la terre sont réputés comme néant » devant sa face, confessera le roi Nebucadnetsar. « Et il agit selon son bon plaisir dans l'armée des cieux et parmi les habitants de la terre; et il n'y a personne qui puisse arrêter sa main et lui dire: Que fais-tu ?» (Da 4.35, DRBY). Il est au ciel et il fait ce qu’il veut (Ps.115.3), opérant toutes choses selon le conseil de sa volonté. Il peut tout. Absolument. Exclusivement.
Ces deux aspects sont essentiels à l’exaucement. S’il le voulait et qu’il ne le pouvait, cela vaudrait autant que s’il le pouvait et qu’il ne le voulait. Mais notre Père veut nous secourir et il a parfaitement les moyens de sa volonté.
Si nous avons parfois l’impression que sa réponse tarde, ou qu’il ne répond simplement pas, c’est parce que autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant ses pensées sont au-dessus des nôtres. En père responsable, il ne veut pas seulement nous donner des choses. Il veut nous donner ce qu’il nous faut au moment où il nous le faut. N’est-ce pas merveilleux ? Faisons-lui confiance, et luttons avec ses promesses, avec foi et persévérance, parce qu’elles sont certaines et véritables.
Approchons-nous donc du trône de la grâce avec assurance, car là, nous trouverons secours au moment opportun auprès de Celui qui fait toutes choses bonnes en son temps !
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Cependant, Dieu exauce-t-il toutes les prières ? Cette question fera l’objet de notre considération dans un prochain numéro Dieu voulant.