Ressources Bibliques• 23 septembre 2026• Salut« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » (Éphésiens 2.8)
As-tu déjà eu cette impression étrange de vouloir tout contrôler dans ta vie spirituelle ? Comme si ton salut dépendait de tes efforts, de ta sagesse ou de ta force morale ? Peut-être luttes-tu pour mériter l’amour de Dieu, son pardon ou au contraire, te reposes-tu sur une foi tiède qui oublie la puissance de la grâce. Dans un monde qui exalte l’autonomie, la performance et l’indépendance, le message de l’Évangile vient bousculer toutes nos certitudes. Il nous rappelle cette vérité fondamentale : notre rédemption est entièrement l’œuvre de Dieu, et c’est dans cette dépendance absolue que sa gloire brille le plus. « Afin que personne ne se glorifie devant Dieu », voilà le cœur du dessein divin. Aujourd’hui, laisse le Saint-Esprit sonder ton cœur et te révéler la beauté d’une vie totalement ancrée en Lui.
Dieu ne se contente pas d’être la source ; Il est aussi le chemin. Le Médiateur par qui nous recevons toutes choses est Lui-même : Dieu. Nos bénédictions sont des biens que nous possédons par achat ; et l’achat se fait auprès de Dieu : Dieu donne l’Acheteur ; et non seulement cela, mais Il est l’Acheteur. Oui, Dieu est à la fois l’Acheteur et le prix. Jésus-Christ, le Fils éternel, s’est offert Lui-même. « Il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice » (Hé 9.26). Ainsi, ta justice n’est pas une justice intérieure que tu construis ; elle est une justice extérieure, celle de Christ, qui t’est imputée. « L’Éternel notre justice ». Tu n’as plus à dépendre de ta propre force morale, car la justice de laquelle nous dépendons n’est pas en nous, mais en Dieu.
C’est une dépendance bien plus immédiate et glorieuse que celle de l’homme avant la chute, qui reposait sur une justice inhérente. Maintenant, nous sommes sauvés par la justice de Christ. Tout ton bien spirituel passe par ce canal unique : « un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes » (1 Co 8.6).
Lorsque tu pries, lorsque tu luttes contre le péché, lorsque tu sers, souviens-toi que tu ne le fais pas par tes propres moyens, mais « par Lui » et « au travers de Lui ».
Une telle dépendance n’est pas une faiblesse humiliante ; elle est la source de la plus grande gloire de Dieu et de la plus grande joie de l’homme. Dieu est glorifié dans l’œuvre de la rédemption par ce moyen, savoir : par l’existence d’une si grande et universelle dépendance des rachetés envers lui. D’abord, cela nous donne l’occasion et l’obligation de remarquer et de reconnaître les perfections de Dieu et sa toute-suffisance. Plus nous dépendons de Lui, plus nous voyons sa puissance, sa grâce et sa beauté.
Ensuite, cela démontre combien grande est la gloire de Dieu, considérée comparativement à celle de la créature. La créature n’est rien, et Dieu est tout.
Enfin, il est pourvu à ce que Dieu ait nos âmes tout entières, et qu’il soit l’objet de notre entier respect. Dieu étant non seulement celui de qui nous tenons tout bien, mais aussi celui par qui, et il est ce bien même. Ainsi, ton cœur n’est pas partagé ; il est centré sur Lui seul. Tout s’unit en lui comme au centre.
Tenir ferme dans cette dépendance, c’est reconnaître la sagesse merveilleuse de Dieu. Dieu a fait de la vacuité et de la misère de l’homme, de son état abaissé, perdu et ruiné, une occasion d’un plus grand avancement de sa propre gloire.
C’est aussi rejeter toute doctrine qui s’oppose à une telle dépendance absolue et universelle envers Dieu, car de tels systèmes portent atteinte à sa gloire et contrarient le dessein de notre rédemption.
Enfin, c’est comprendre pourquoi la foi est le seul moyen de salut. Il est inclus, dans la nature de la foi, une reconnaissance sensible de la dépendance absolue envers Dieu en cette affaire. La foi abaisse les hommes et exalte Dieu ; elle attribue à lui seul toute la gloire de la rédemption. L’humilité est un grand ingrédient de la vraie foi. Celui qui croit véritablement s’écrie : « Non pas à nous, Éternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire » (Ps 115.1).
Cher lecteur, où en est ton attachement ? Es-tu fatigué de lutter par tes propres forces ? Laisse tomber tes illusions d’indépendance. Viens à la croix, vide de toi-même, et reçois tout de Lui, par Lui et en Lui. Efforçons-nous d’obtenir, et de croître dans un vif sentiment de notre grande dépendance envers Dieu ; à ne tourner notre regard que vers lui ; à mortifier une disposition d’auto-dépendance et de propre justice. Que ta vie entière soit une louange, car « que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur ». Amen.
Article adapté du sermon de Jonathan Edwards « Dieu glorifié dans la dépendance de l’homme »