Ressources Bibliques• 16 septembre 2026• Salut« Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde » (Pr 28.13).
Cher lecteur, as-tu déjà essayé de cacher quelque chose que tu avais fait de mal ? Peut-être un mot prononcé trop vite, une action honteuse, une pensée que tu n’oserais avouer à personne. Nous avons tous, à un moment ou à un autre, tenté de dissimuler nos fautes, espérant que le temps, l’oubli ou une bonne excuse les effacerait. Mais au fond de ton cœur, tu sais bien que cette tentative est vaine. Le poids du péché non avoué pèse sur ta conscience, il ronge ta paix et t’éloigne de la joie véritable. Aujourd’hui, je t’invite à considérer deux réalités opposées : la couverture que l’homme tisse pour lui-même, qui échoue toujours, et la couverture que Dieu offre, qui est parfaite et éternelle.
Certains espèrent que le secret les protégera. Ils commettent leur faute dans l’ombre, pensant que nul œil ne les voit. Mais l’Écriture nous rappelle que « Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, La nuit brille comme le jour, Et les ténèbres comme la lumière » (Ps 139.12). Dieu est le grand découvreur du péché. Sa Providence est un détective merveilleux ; chaque péché laisse une piste, et les limiers du jugement finissent toujours par trouver leur proie. La conscience elle-même se fait traître, et bien des hommes ont été forcés de se trahir par leurs propres paroles. Si habile qu’ils aient été en tentant de le dissimuler, il a été vu, et un jour, il sera proclamé aux mondes attentifs.
D’autres tentent de couvrir leur péché par le mensonge, comme Guéhazi ou Ananias et Saphira. Mais mentir au Dieu de vérité est une folie. Le menteur doit tisser une toile embrouillée, ajoutant mensonge sur mensonge, mais il laisse toujours un coin découvert par où la vérité s’échappe. D’autres, comme David, usent de prévarication, rejetant leur faute sur autrui pour échapper à l’opprobre. Mais votre péché vous atteindra, et la découverte, même tardive, apporte la honte et le désespoir.
Enfin, d’autres encore se bercent de l’illusion que le temps efface tout. « Cela remonte à si longtemps », disent-ils. Mais le temps ne change rien aux yeux de Dieu. Un péché commis dans l’enfance peut resurgir des années plus tard, comme un arbre brisé qui se fend à l’endroit même de la cassure. L’éternité elle-même n’effacera jamais un péché. Ni les larmes, ni les rites religieux, ni les confessions à un prêtre ne peuvent effacer une seule faute. Il n’y a rien dans ces ordonnances humaines, car seul Dieu peut pardonner. Toutes ces tentatives sont des toiles d’araignée transparentes qui ne prospèrent point.
Mais voici la bonne nouvelle : « Tu as couvert tous ses péchés » (Ps 85.3). Dieu lui-même a pourvu une couverture parfaite pour ceux qui placent leur confiance dans le sacrifice de Jésus-Christ. Avant de la donner, Dieu met le péché à nu. Il nous fait voir notre noirceur, notre culpabilité et notre mérite de l’enfer. C’est une expérience terrible, mais nécessaire. Quand vous verrez et confesserez votre péché, il l’effacera. Dieu nous humilie jusqu’à la poussière, puis il nous relève par sa grâce.
Comment cela s’accomplit-il ? Par le sang de Jésus, versé sur la croix. Christ a souffert à notre place, et son sacrifice couvre entièrement le péché. « Il fait plus que le couvrir, il le fait cesser d’être. » De plus, son obéissance parfaite nous est imputée, et Dieu nous accepte en Lui. Le propitiatoire, ce couvercle d’or placé sur l’arche de l’alliance, est une image de Jésus : Dieu regarde ce couvercle et ne voit plus le péché. De même, à la mer Rouge, les eaux engloutirent les Égyptiens, et les abîmes les ont couverts. Il n’en resta pas un seul. Ainsi, l’expiation de Christ noie tous nos péchés. Contre le croyant il n’est pas inscrit, dans le Livre de Dieu, un seul péché.
Cette couverture est aussi large que le péché, et elle est éternelle. Dieu ne voit aucun péché en ceux qui sont cachés en Christ, et Il n’en verra jamais aucun. Ceux qu’Il aime une fois, il ne les abandonne jamais. Notre acceptation ne repose pas sur nos mérites, mais sur l’œuvre parfaite de Christ. C’est une acceptation non pas précaire ou conditionnelle, mais éternelle. Quelle joie de savoir que toute transgression, passée, présente et future, est couverte par le sang de l’Agneau !
Cher lecteur, où en es-tu ? Es-tu encore en train de tisser tes propres feuilles de figuier, ou as-tu accepté la robe de justice que Dieu t’offre ? La voie est simple : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Ac 16.31). Il n’est besoin d’aucune œuvre, d’aucun mérite, d’aucune larme. La foi seule suffit. Appuie-toi sur lui, et aussi sûrement que tu le fais, ni la mort, ni l’enfer, ni le péché ne te sépareront jamais de l’amour de Celui que tu as embrassé. »
Ne tarde plus. Les portes de la Cité de Refuge sont grandes ouvertes. L’invitation retentit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos ». Viens te blottir sous les ailes du Tout-Puissant. Laisse-le couvrir ta honte, ôter ton péché et te donner une paix qui dépasse toute intelligence. Ainsi ta paix présente sera l’avant-goût de ta félicité éternelle. Amen.
Article adapté du sermon de C. H. Spurgeon, « Deux couvertures et deux conséquences »