Ressources Bibliques• 2 septembre 2026• Éthique et vie chrétienne« La crainte des hommes tend un piège, Mais celui qui se confie en l’Éternel est protégé » (Proverbes 29.25).
As-tu déjà senti ce frisson glacé au creux de ton ventre lorsque l’opinion des autres pèse plus lourd que la voix de ta conscience ? Peut-être as-tu retenu une parole de témoignage par peur du regard moqueur d’un collègue, ou peut-être as-tu choisi le silence dans un débat familial pour éviter une dispute. « La crainte des hommes tend un piège », nous rappelle l’Écriture, et ce piège est aussi vieux que le monde, aussi universel que le péché. Pourtant, la même Parole nous offre un remède souverain : « celui qui se confie en l’Éternel est protégé ». Aujourd’hui, je t’invite à examiner ton cœur à la lumière de ces deux antiques proverbes, pour découvrir comment la foi en Dieu peut te délivrer de la peur des hommes et te placer dans une sécurité éternelle.
Observons d’abord ce mal si commun : la crainte de l’homme. Elle se glisse partout ; dans le regard d’un parent, dans le jugement d’un patron, dans les murmures d’une assemblée. Il est des milliers d’hommes qui n’ont aucune crainte de Dieu et qui ont grande crainte de l’homme. Ils transgressent les lois divines sans trembler, mais ils redoutent une parole désobligeante ou une réputation ternie. Elle peut sembler utile pour maintenir l’ordre, mais le plus que la crainte de l’homme puisse faire, c’est de conférer un bienfait des plus douteux. Dans une maison, elle engendre la tromperie ; dans un cœur, elle étouffe la sincérité. Elle pousse l’enfant à mentir pour éviter une punition, le serviteur à travailler « à l’œil », et l’adulte à composer avec sa conscience. L’amour est le grand remède du mal des cœurs humains, mais la crainte, elle, ne fait que tourmenter l’âme.
L’histoire est remplie de ceux qui sont tombés dans ce piège. Pilate, gouverneur romain, savait que Jésus était innocent. Il déclara : « Je ne trouve aucun crime en cet homme ». Pourtant, il craignait les conséquences. La peur de perdre sa charge, la peur de la foule, le poussa à livrer le Fils de Dieu à la croix. Ce fut la crainte de l’homme qui fit que le nom de Pilate devînt infâme dans l’histoire du monde. Et que dire de Saül, le roi d’Israël ? Dieu lui avait ordonné de détruire les Amalécites, mais « il craignit le peuple, et il écouta sa voix ». Même les hommes de foi les plus solides n’y ont pas échappé. Aaron, le sacrificateur de l’Éternel, fabriqua un veau d’or parce qu’il craignit le peuple. Pierre, le hardi apôtre, jura et maudit pour renier son Maître par peur d’une servante. « Ah, Pierre, où est maintenant ton courage ? En vérité, la crainte des hommes tend un piège, même pour les meilleurs des hommes ».
Cette peur retient encore aujourd’hui des âmes loin de la conversion. Peut-être y a-t-il présentement de telles personnes qui lisent ces lignes. Tu n’oses pas aller à l’église parce que ta famille se moquerait. Tu n’oses pas recevoir la vérité parce que tes collègues te tourneraient en dérision. La pensée qui habite ton esprit, c’est peut-être : « Que diraient mon père et ma mère, si je me convertissais ? » Mais, cher lecteur, veux-tu être damné simplement pour faire plaisir à quelqu’un d’autre ? Souviens-toi que les moqueurs ne peuvent te railler hors de l’enfer…
La crainte des hommes retient aussi les croyants de confesser leur foi publiquement. Nicodème vint à Jésus de nuit, Joseph d’Arimathée était disciple en secret, mais lorsque Christ fut crucifié, ils sortirent hardiment. C’est maintenant le moment de confesser Christ, car le scepticisme et la superstition menacent la vraie religion. Il faut quelque vaillance morale pour se déclarer du côté du simple Évangile du Seigneur Jésus-Christ !
Enfin, retenons cette vérité comme une promesse inébranlable : « Quiconque se confie en l’Éternel est en sûreté ». Ce n’est pas celui qui se confie en lui-même, ni en un prêtre, ni en ses bonnes œuvres. L’homme qui se confie dans le sang et la justice de Jésus n’est pas toujours joyeux, mais il est en sûreté ; il ne chante pas toujours, mais il est en sûreté ; il n’a pas toujours la joie de la pleine assurance, mais il est en sûreté. Il est parfois dans la détresse, mais il est toujours en sûreté. Même un controversiste jésuite, le cardinal Bellarmin, reconnut que « tout bien considéré, il est plus sûr pour eux de s’appuyer uniquement sur le sang et les mérites de Jésus-Christ ». Tout bien considéré, il vaut mieux se confier dans le Sauveur que de se confier en nous-mêmes ! Celui qui se confie en l’Éternel sera en sûreté s’il est malade, s’il est riche, s’il est pauvre. Il sera en sûreté quand il mourra, en sûreté quand il ressuscitera, en sûreté au jour du jugement, et en sûreté durant toute l’éternité.
Cher lecteur, où en est ton attachement ? Es-tu encore pris dans le filet de la crainte des hommes, ou as-tu placé ta confiance dans le Dieu vivant ? Aujourd’hui, le Seigneur t’appelle à sortir de l’ombre de la peur pour marcher dans la lumière de sa présence. Ne laisse pas le regard des autres te voler la liberté que Christ a gagnée pour toi sur la croix. Confie-toi en l’Éternel, et tu seras protégé, non seulement pour un temps, mais pour l’éternité. Oh alors, venez tous et confiez-vous en l’Éternel, car celui qui se confie en l’Éternel est protégé pour toujours ! Amen.
Article adapté du sermon de C. H. Spurgeon, « Deux anciens proverbes ».